Dictées Accident aérien L'avion s'était écrasé contre le sommet d'une montagne. C'était une vraie muraille de rochers. Les passagers voyaient que l'appareil était impossible à réparer. - Où sommes-nous ? -La frontière n'est pas très loin. Peut-être, en marchant, à quelques heures. Accident aérien C'était contre une vraie muraille de rochers que l'avion s'était écrasé. Au sommet de la montagne, on voyait qu'il était impossible de le réparer. - Où sommes-nous ? demanda un passager. - Peut-être à quelques heures de marche de la frontière. Ce n'est pas très loin. Alerte au château-fort Du haut de sa tour le guetteur a vu quelque chose au loin, comme un nuage de poussière. Il a aussitôt donné l'alerte. Les soldats quittant la salle d'armes se sont précipités sur les remparts. Déjà, les paysans s'étaient rassemblés devant l'entrée, abandonnant leurs masures. La porte s'ouvrit, ils s'engouffrèrent dans la cour intérieure. Le château-fort en alerte Du haut de leur tour, les guetteurs avaient vu quelque chose au loin, comme des nuages de poussière. Ils donnèrent l'alerte aussitôt. Les soldats avaient quitté la salle d'armes et se précipitaient sur les remparts. Déjà, les paysans avaient abandonné leurs masures et se rassemblaient devant l'entrée. Ils s'engouffrèrent dans la cour intérieure dès que la porte s'ouvrit. Au bord de l'eau Il y avait là des poissons qui passaient par bandes et que j'essayais de pêcher avec un sachet en tissu de lin. Il avait servi à mettre des clous et je le suspendais au bout d'un long roseau. Mais ce qui m'attirait le plus, c'était la vieille barque. Je rêvais d'y monter dedans et de me laisser aller le long du courant. Près de l'eau. On voyait là des poissons qui passaient par bandes. J'essayais de les pêcher avec un sachet de lin. On y mettait des clous. Il était suspendu au bout d'un long roseau. Mais j'étais attiré par la vieille barque... Au bord de l'éruption Le grondement du volcan allait en s'amplifiant. Un gouffre béant s'ouvrait devant nous. Le sol brûlait nos pieds, nous avancions le long du cratère. Des jets de vapeur fusaient de tous côtés, entre les rochers. Au fond, bouillonnaient des fontaines de lave chauffée à blanc. Au bord de l'éruption Le grondement du volcan s'amplifiait. À quelques pas devant nous, le sol s'ouvrait sur un gouffre béant. Nous avancions le long du cratère. Sous nos pieds, le sol était brûlant. De tous côtés, des jets de vapeur fusaient entre les rochers. Au fond, des fontaines de lave chauffées à blanc bouillonnaient. Au jardin Tistou met son chapeau de paille pour aller prendre sa leçon de jardinage. Il faut étudier la terre qui produit les légumes que nous mangeons, les herbes qui nourrissent les animaux. Dans la serre, le jardinier attendait son apprenti. Au jardin Tistou met son chapeau de paille et va prendre ses leçons de jardinage. Il doit étudier la terre qui produit les légumes que nous mangeons et les herbes qui nourrissent les animaux. Il est attendu dans la serre par Moustache le jardinier. Au milieu des épaulards Ils ramaient en silence. Ils avaient passé la barque à l'huile de baleine : elle étouffait les craquements. Ils avançaient, frôlaient les falaises, cherchaient une plage où débarquer. Autour d'eux, les orques énormes se déplaçaient rapidement. Le canot n'était qu'une coquille de noix parmi ces géants. Au milieu des épaulards Nous ramions en silence. La barque avait été passée à l'huile de baleine pour étouffer les craquements. Nous restions toujours près du rivage, frôlant les falaises, cherchant en vain une plage où débarquer. Autour de nous, une dizaine d'énormes orques se déplaçaient rapidement. Nous n'étions qu'une coquille de noix parmi ces fauves. Au restaurant Les flammes claires de la cheminée brillent au fond de la salle. Les serveurs sont actifs et efficaces. Il y avait des champignons à la broche au menu. Les garçons conseillent la grillade du chef et proposent des framboises à la vanille comme dessert. Au restaurant Au fond de la salle, une flamme claire brille dans la cheminée. Les serveurs s'activent avec efficacité et discrétion. Le menu propose des champignons à la broche. Le garçon conseille la grillade du chef. Au dessert, il y a des framboises à la vanille. Automne froid Le mauvais temps commençait pour le pauvre jardinier. Il y avait une lourde gelée blanche. Les herbes craquaient sous le pied et de grosses gouttes roulaient encore sur les feuilles. Une pluie glaciale qui devait faire du verglas avait recommencé à tomber. Automne froid Pour les pauvres jardiniers, le mauvais temps commençait. Il y avait une lourde gelée blanche. L'herbe craquait sous les pieds et de grosses gouttes glacées roulaient encore sur les feuilles. La pluie glaciale qui faisait du verglas sur la route avait recommencé à tomber. Avant l'école En 1850, des milliers de communes n'ont pas d'école. C'est que les enfants travaillent. A la campagne, ils gardent les troupeaux. En ville, ils doivent gagner leur vie. On les emploie même à la mine. Les parents les plus riches paient des précepteurs pour leurs fils ou les placent comme internes dans les collèges et les lycées. Avant l'école Vers 1850, des milliers de communes n'avaient pas d'école. Les enfants travaillaient à la campagne ; ils gardaient les troupeaux. Ils devaient aussi gagner leur vie à la ville. Ils étaient même employés à la mine. Les plus riches pouvaient être placés comme internes dans les collèges ou les lycées, ou avoir un précepteur payé par leurs parents. Aventure dans le Grand Nord Comme d'habitude, nous avions atterris au bord d'un lac gelé et nous étions sur le point d'embarquer pour notre vol de reconnaissance de l'après-midi. Le mécanicien allait mettre le moteur en marche tandis que deux chasseurs se préparaient à ramener du gibier. Ils partaient à la recherche de morses ; ils avaient trouvé une piste, celle d'un ours blanc dont les traces allaient vers l'ouest. Une aventure dans le Grand Nord Nous partions à la recherche des morses en suivant une piste, celle d'un ours blanc dont les traces allaient vers l'ouest. Deux chasseurs se préparaient à ramener du gibier. Le mécanicien avait mis le moteur en marche. Ils étaient sur le point d'embarquer pour le vol de reconnaissance. Billy Buck Au lever du jour, il surgit de la baraque et resta un moment à regarder le ciel. Il déboucla sa ceinture, enfonça sa chemise dans le pantalon de toile bleue et la resserra. Quand il vit le temps qu'il faisait, il se moucha en soufflant violemment. Puis il se dirigea vers la grange en se frottant les mains. Billy Buck Quand le jour se leva, Billy surgit de la baraque et regarda le ciel. Sa ceinture était débouclée, la chemise restait à moitié enfoncée dans le pantalon de toile bleue. Après avoir vu le temps qu'il faisait, il se dirigea vers la grange en se frottant les mains. Il s'arrêta et se moucha violemment. Ce sacré caneton Mon jeune canard devient insupportable. De bon matin, il traverse toute la maison et fonce vers mon lit. Il engloutit sa première pâtée après avoir poussé des clameurs aiguës pour l'obtenir. Puis en frétillant du croupion, il salit toute l'eau autour de lui et va cisailler des brins de natte pour essayer son bec. Un sacré caneton Mon jeune canard devenait insupportable. Le matin, il fonçait vers mon lit en traversant toute la maison. Il poussait des clameurs aiguës pour obtenir sa première pâtée qu'il engloutissait. Puis il frétillait du croupion, il cisaillait des brins de nattes pour essayer son bec, et salissait toute l'eau autour de lui. Combat aérien Au moment où il levait la main en direction du combat, l'avion se renversa brutalement. Il monta vers l'espace rayé de balles brûlantes. Le jeune homme avait oublié toute crainte. Des formes ailées bondissaient sous ses yeux, poursuivies par d'autres. Les chargeurs des mitrailleuses étaient assurés ; il tira des petites rafales sèches. Combat aérien Il leva la main dans la direction du combat et, brutalement renversé, l'avion monta vers l'espace rayé de balles brûlantes. Toute crainte avait abandonné le jeune homme. Une forme ailée bondit sous ses yeux, poursuivie par d'autres. Il assura les charges de ses mitrailleuses et tira à petites rafales sèches. La vie sauvage Durant les semaines qui suivirent, Robinson explora l'île et tâcha de repérer les sources et les abris naturels, les meilleurs endroits pour la pêche, les coins à noix de coco, à ananas et à choux palmistes. Il choisit la grotte au centre de l'île comme dépôt général. Il y transporta tout ce qu'il put arracher à l'épave. Comme un sauvage Durant les semaines qui suivirent, Robinson explora l'île. Il tâchait de repérer les sources et les cachettes naturelles, le meilleur endroit pour pêcher, les coins pleins de noix de coco, d'ananas, de choux palmistes. Il finit par choisir la grotte au centre de l'île comme dépôt principal. Il y transporta tout ce qu'on pouvait arracher à l'épave. Comment décoller Les moteurs chauds tournaient rond. Après avoir attaché sa ceinture, le pilote alla prendre le vent au bout du terrain. Il tira la manette des gaz. L'avion s'élança, accéléra avant de décoller enfin. Il volait en demeurant horizontal puis il prit de la vitesse pour s'élever. Le décollage Les moteurs étaient chauds, ils tournaient rond. Le pilote attacha sa ceinture. Il roula au bout du terrain pour prendre le vent. Il tira la manette des gaz. L'avion s'élança, accéléra, décolla enfin. Il demeura un instant horizontal, prit de la vitesse et s'éleva d'un coup. Dans la tempête Les vents soufflent avec violence soulevant des tourbillons de sable. La poussière colle à leur peau. Ils continuent pourtant à marcher vers les montagnes dont les sommets sont si hauts que même les oiseaux, dit-on, franchissent les cols à pied. La tempête Le vent soufflait avec violence et soulevait des tourbillons de sable. La poussière leur collait à la peau. Ils continuaient pourtant à marcher en direction des montagnes dont les cols étaient si hauts que les oiseaux, disait-on, les franchissaient à pied. Dans le train Les voyageurs remplissaient les compartiments. Chacun avait trouvé une place assise. Benoît était près de la fenêtre, sur une des banquettes. Dans son coin, il fouillait ses poches pour trouver son billet, ses clefs, son porte-monnaie. Dans le train Le compartiment était rempli de voyageurs. Chacun essayait de trouver une place. Quand le train s'est mis en marche, Benoît était dans un coin près de la fenêtre. Il a fouillé ses poches pour vérifier son billet, ses clefs, son porte-monnaie. Dans les mers polaires -Capitaine ! Tous les hommes sursautent au cri de l'officier radio. -Un navire appelle à l'aide. Des Canadiens. La tempête a poussé leur cargo contre les glaces. -Messieurs à vos postes ! Le capitaine donne des ordres précis à l'équipage. - Machine au maximum, Julius. Surveillez le sonar; la mer est dangereuse. Dans les mers polaires - Capitaine ! Crie l'officier radio. L'équipage sursaute. - Un appel à l'aide. C'est un cargo canadien. Une tempête a poussé leur navire contre les glaces. Le capitaine donne des ordres précis à tous les hommes : -Messieurs, à vos postes. Machines au maximum. Surveillez la mer, elle est dangereuse. Dans les ruines du château Nous descendons à travers les ronces et les broussailles dans le fossé sombre et profond. Au-dessus des remparts, on aperçoit la grande tour qui se dresse vers le ciel. Au fond de la douve un peu d'eau baigne quelques roseaux. La porte est une ouverture géante de l'autre côté du pont-levis. Le château en ruines Ils descendent dans les fossés sombres et profonds en traversant les ronces et les broussailles. On peut apercevoir la grande tour qui se dresse au-dessus des remparts. Quelques roseaux baignent dans un peu d'eau au fond de la douve. L'ouverture géante de la porte est de l'autre côté du pont-levis De la Terre à la Lune Le président pensait que la forme du projectile avait peu d'importance car après avoir traversé l'atmosphère en quelques secondes, le reste du parcours avait lieu dans le vide absolu. On avait donc imaginé un boulet rond qui tournerait sur lui-même. Mais Michel voulait voyager la tête haute, comme dans la nacelle d'un ballon, sans cabrioles d'écureuil. De la Terre à la Lune La forme du projectile avait peu d'importance pensait le président. La traversée de l'atmosphère durait quelques secondes et le reste du parcours se passait dans le vide absolu. Un boulet rond pouvait tourner sur lui-même. Mais Michel ne voulait pas faire de cabriole, il désirait voyager la tête haute. Dessin dehors La maîtresse dit : " Vous pouvez dessiner. " Un oiseau vole dans le ciel, une branche se redresse, une feuille glisse et tombe sur la pelouse. Assis sur ses grosses chaussures, Jules trace des lignes. Il observe les branchages, les feuilles, l'écorce des arbres. Dessiner dehors " Tu peux dessiner " dit la maîtresse. Dans le ciel des oiseaux volent. Les branches se redressent, des feuilles glissent et tombent sur la pelouse. Jules trace des lignes, il est assis sur sa grosse chaussure. Il observe les arbres, leur écorce, leur feuillage. Devoirs à la maison Avant de commencer Ben traîne d'abord un peu. Il va dans sa chambre pour feuilleter des revues. Puis il se met à son bureau, sort du cartable son cahier et ses livres. Il les ouvre et pose à côté son stylo et ses crayons. Alors, il enlève ses chaussures et les envoie sous l'armoire en rêvant encore un peu ... Devoirs à la maison Ben ne commence pas tout de suite. Il traîne d'abord un peu. Il va dans sa chambre, feuillette une revue ... Il se met à son bureau, sort du cartable ses cahiers et son livre de maths. Il les ouvre, pose son stylo à côté du crayon. Il rêve encore, enlève ses chaussures et les envoie sous l'armoire. Dialogue avec un monstre Les dragons sont des animaux imaginaires. Ils représentent tout ce que les hommes craignent. -Quel étrange animal tu es dragon ! -Oui, je ressemble à un gros lézard. J'ai des ailes et des griffes ; je crache des flammes et de la fumée. -Est-ce qu'on connaît ton âge ? -Oh, les dragons sont très vieux : ils vivent depuis des milliers d'années ... Dialogue avec un monstre Le dragon est un animal imaginaire. Il a été inventé pour représenter tout ce que les hommes craignent. - Qui es-tu, étrange animal ? -Je ressemble à un gros lézard. J'ai des griffes et des ailes ; je crache des flammes et de la fumée. -Est- ce qu'on peu connaître ton âge ? -Oh je suis très vieux...Je vis depuis des milliers d'années ! Doux foyer Maman tricotait avec tante Julie dans le petit salon bien chaud tout au fond de la maison. Les bruits ne traversaient pas les volets clos. Le feu ronronnait dans la cheminée et une bûche craquait de temps en temps. C'était l'heure où je rentrai de l'école. J'avalais mon goûter et je faisais mes devoirs sur la table de la salle à manger. La douceur du foyer Tout au fond du salon bien chaud tricotaient Maman et Tante Julie. Aucun bruit ne traversait les volets clos. Le feu ronronnait dans la cheminée et de temps en temps les bûches craquaient. C'était l'heure où l'on rentrait de l'école. On avalait son goûter et on faisait ses devoirs sur la table du salon. Drôles de pêcheurs Nous allons à la pêche aux grenouilles. Mon cousin a coupé deux branches. Nous avons pris de la ficelle, une épuisette, du tissu de couleur rouge. Pas besoin d'un hameçon. Au bord de la mare nous agitons un bout de coton rouge au-dessus de la surface de l'eau. Drôle de pêche. Les deux cousins vont pêcher des grenouilles. Ils coupent une branche. Ils ont aussi de la ficelle, du tissu de couleur rouge, des épuisettes. Pas besoin d'un hameçon. Au bord de la mare, ils guettent leurs proies sans bruit. Ils agitent un bout de coton au-dessus de la surface de l'eau. Drôles d'expériences Papa nous avait dit que les mantes religieuses étaient des animaux féroces et sans pitié. Nous avons décidé alors de les étudier et nous avons présenté deux insectes l'un face à l'autre, les griffes en avant. Nous avons pu constater que ces bestioles pouvaient vivre sans pattes et même avec une moitié de tête. Il ne restait au vainqueur que son buste ; le vaincu était grignoté jusqu'au bout. Les expériences des enfants Papa nous avait dit que la mante religieuse était un animal féroce et sans pitié. J'ai décidé alors de les étudier. Nous avons présenté deux insectes l'un contre l'autre, griffes en avant. Nous avons constaté que ces bestioles pouvaient vivre sans pattes et même avec une moitié de tête... Le vainqueur n'était plus qu'un buste qui grignotait le vaincu jusqu'au bout. La traversée du désert de sel On ne voit pas une bête se reposer, courir, ramper pas un oiseau dans le ciel immense et vide, pas un insecte sur le sol d'une blancheur aveuglante, même pas une mouche ! Le pilote et l'enfant sont à présent loin du vieil avion abandonné. Ils se dirigent vers les montagnes, éloignées de plusieurs kilomètres. En traversant le désert de sel Aucune bête ne courait, ne rampait, ne se reposait sur le sol. Le ciel était immense et vide sans un oiseau. Le sol brûlait d'une blancheur aveuglante sans un insecte. On n'entendait même pas une mouche voler. Le pilote et l'enfant étaient à présent loin de leur vieil avion abandonné. Ils se dirigeaient vers les montagnes éloignées de plusieurs kilomètres. Excalibur L'enchanteur Merlin et le roi Arthur arrivèrent au bord d'un lac entouré de collines sombres après avoir traversé de profondes forêts. Une barque les attendait qui les mena jusqu'au milieu du lac. Là, une épée jaillit des eaux et une magicienne apparut. Le roi se saisit de l'épée. " Nul autre que toi ne pourra s'en servir " ordonna la dame du lac. Excalibur L'enchanteur Merlin conduisit le roi Arthur à travers d'un les profondes forêts. Un soir, ils arrivèrent au bord lac entouré de collines sombres. Une barque semblait les attendre. Elle les mena jusqu'au milieu du lac. Là, soudain, une magicienne apparut tandis qu'une épée jaillissait des eaux. La dame du lac ordonna au roi de s'en saisir et déclara que nul autre ne pourrait s'en servir. Gulliver prisonnier des Lilliputiens Comme j'étais couché sur le dos, je m'aperçus que mes bras et mes jambes étaient solidement fixés au sol de chaque côté, et que mes cheveux, qui étaient longs et épais, étaient attachés de la même façon. Je sentis tout autour de mon corps de nombreux liens qui m'empêchaient de bouger. Les Lilliputiens ont fait un prisonnier Gulliver était couché sur le dos. Il s'aperçut qu'il avait les bras et les jambes solidement fixés au sol. Ses cheveux longs et épais étaient attachés de la même façon. Il sentit tout autour de son corps de nombreux liens qui l'empêchaient de bouger. Ils se volent dans les plumes Parfois les merles s'affrontaient sur deux rangs. Ils étaient bien une vingtaine de chaque côté. Chaque groupe criait, échangeait des injures en langage oiseau, puis ils se précipitaient les uns contre les autres avec des cris épouvantables. Cela faisait beaucoup de bruit et énormément de poussière. Puis les deux bandes se dispersaient sans vainqueur ni vaincu. Les plumes volent Parfois on voyait les merles s'affronter. Il y avait deux groupes d'une vingtaine d'oiseaux sur deux rangs. Ils criaient, échangeaient des injures avant de se précipiter les uns contre les autres avec des cris épouvantables. Ils faisaient beaucoup de bruit, énormément de poussière, et finissaient par se disperser sans vainqueur ni vaincu. La campagne au Moyen-Age Vers l'an mille, la famine devient une terrible menace. Les villages sont éparpillés et encerclés par les forêts. Le nombre de paysans augmente. La Provence voit doubler le nombre de ses habitants. Pour nourrir cette population il faut cultiver de nouvelles terres, abattre des arbres, brûler des broussailles, assécher des marais... Les paysans au Moyen-Age Vers l'an mille, les campagnes sont menacées par la famine. De vastes forêts encerclent les villages éparpillés. La population augmente : la Provence voit doubler le nombre de ses habitants. Pour nourrir les hommes, il faut cultiver de nouvelles terres. On abat des arbres, on brûle des broussailles, on assèche des marais. La canicule Jamais on n'avait connu une telle chaleur. Le soleil semblait écraser les hommes comme les bêtes. L'air était étouffant ; même l'ombre paraissait brûlante. Des incendies se déclaraient un peu partout. La sécheresse menaçait de devenir dramatique. Canicule La chaleur écrasait les hommes et les bêtes. Ils n'avaient jamais connu une telle canicule. On étouffait même à l'ombre. Le soleil paraissait brûler l'air. Un peu partout se déclaraient des incendies. La sécheresse menaçait, devenait dramatique. La cueillette J'appuie l'échelle contre le tronc du pommier et leste comme un écureuil je grimpe sur les branches. Je cueille une pomme et la lance dans le tablier que ma sœur étend de ses deux mains. Mon autre sœur les déposera soigneusement dans un grand panier En suite nous monterons les fruits au grenier. La cueillette Tu appuies l'échelle contre le tronc du pommier et tu grimpes sur les branches, aussi leste qu'un écureuil. Tu cueilles une pomme et tu la lances dans le tablier que ta sœur étend de ses deux mains. Nous les déposerons soigneusement dans un grand panier. Ensuite je monterai les fruits au grenier. La fin des moulins Au fond de la plaine, au bord des canaux, se dressent des moulins à vent. Ils ne tournent plus. Pourtant le vent ne manque pas. Il souffle toujours aussi fort mais on dirait qu'il oublie les moulins... Depuis longtemps déjà, personne ne les habite plus. Aujourd'hui on achète son pain tout fait à la boulangerie. Le temps des moulins Les moulins à vent se dressent au fond des plaines, au bord des canaux. Ils ne tournent plus. Pourtant le vent ne manque pas. Il souffle toujours aussi fort mais on dirait qu'il oublie leurs ailes. Depuis longtemps déjà, ils ne sont plus habités. Aujourd'hui, on préfère acheter son pain tout fait à la boulangerie. La légende d'Orphée Parmi tous les musiciens de son pays, Orphée était le meilleur. Lorsqu'il chantait ou jouait de son instrument, son pouvoir était sans limite. Personne ne lui résistait, les bêtes sauvages elles-mêmes, sortant des déserts ou des bois, accourraient pour l'écouter. Quand une querelle menaçait, il tirait de sa lyre des sons si apaisants que chacun oubliait sa colère. La légende d'Orphée Personne ne résistait à Orphée lorsqu'il chantait ou jouait de son instrument. Son pouvoir n'avait pas de limite, les bêtes sauvage sortaient des déserts ou des bois, accouraient pour l'écouter. Il était le meilleur parmi tous les musiciens de son pays. Il tirait de sa lyre des sons apaisants et chacun oubliait sa colère. La prisonnière des Hurons L'Indien grinça des dents, brandit sa hache de fer et la lança de toutes ses forces. L'arme fendit l'air sous les yeux d'Heyward, coupa une des tresses d'Alice en s'enfonçant dans le poteau, à un pouce de sa tête. Heyward rugit de colère. Il réussit à rompre ses liens et se précipita sur un second guerrier qui se préparait à recommencer. Les prisonniers des Hurons En grinçant des dents, l'Indien brandit sa hache de fer et la lança de toutes ses forces. Elle fendit l'air sous les yeux d'Heyward, coupa une des tresses d'Alice et s'enfonça profondément dans le poteau à un pouce de sa tête. Heyward rugit de colère, il rompit ses liens et se précipita sur un second guerrier qui levait son arme. La Provence en automne Les paysages sont magnifiques : un petit chemin serpente autour des collines rondes. Il est bordé de cyprès qui ont une allure italienne. Des oliviers semblent rouler plus bas sur les pentes vertes. Des vieilles maisons à la couleur de maïs sourient sous leurs tuiles. L'automne en Provence Le paysage est magnifique : un petit chemin serpente autour d'une colline ronde, bordée par des cyprès qui lui donnent une allure italienne. Plus bas, des oliviers semblent rouler sur les pentes vertes. De vieilles maisons couleur de maïs sourient sous leurs tuiles. La défaite du magicien Le chevalier évita le poignard et jeta son épée de toutes ses forces sur l'horrible sorcier. Atteint en pleine poitrine, celui-ci fut blessé à mort. Il recula, trébucha et tomba du haut des remparts. Il disparut dans l'eau des douves et celle-ci bouillonna. Une fumée âcre s'échappa vers le ciel. La défaite du magicien Le chevalier se baissa pour éviter le poignard. De toutes ses forces, il jeta son épée sur l'horrible sorcier. Atteint en pleine poitrine, celui-ci trébucha, mortellement blessé. Il tomba du haut des remparts et disparut dans l'eau des douves qui bouillonna ; une fumée âcre s'échappa vers le ciel. Les hommes préhistoriques Les premiers hommes avaient la chasse comme occupation principale. On représentait les animaux par des dessins et des peintures sur les parois des grottes. Le gibier était toujours en mouvement. On décorait ainsi les premières habitations humaines. La préhistoire La chasse était l'occupation principale des hommes. Des dessins et des peintures sur les parois des grottes représentaient le gibier. Ces animaux étaient dessinés en mouvement. Ils décoraient les premières habitations humaines. La ruse d'Ulysse Après avoir bu trop de vin, le géant tombe par terre et se met à ronfler. Les marins ont durci la pointe d'un tronc d'arbre au feu. Ils le plongent dans l'œil du cyclope. Celui-ci pousse un hurlement et les parois de la grotte tremblent. La ruse d'Ulysse Le géant a bu trop de vin. Il tombe par terre et se met à ronfler. Alors, les marins prennent le tronc d'arbre bien pointu, dont le feu a durci la pointe, et le plongent dans son œil unique. Le cyclope pousse un hurlement qui fait trembler les parois de la grotte. La sorcière est transformée D'une certaine façon, la potion avait amélioré Grandma. Elle n'avait pas perdu son mauvais caractère, mais elle semblait guérie de toutes ses maladies. Elle était maintenant excitée comme une puce sur une plaque électrique. Elle bondit sur le poney géant haut comme un immeuble et partit au triple galop. - Hors de mon chemin misérables êtres humains, ou je vous écrabouille, criait-elle. La transformation de la sorcière Grandma avait été améliorée par la potion. Elle avait toujours son mauvais caractère, mais elle semblait guérie de toutes ses maladies. Elle était maintenant excitée comme une puce sur une plaque électrique. Le poney géant était haut comme un immeuble. Elle partit au triple galop sur lui en criant : -Hors de mon chemin misérables êtres humains ou je vous écrabouille ! La traversée du désert de sel On ne voit pas une bête se reposer, courir, ramper pas un oiseau dans le ciel immense et vide, pas un insecte sur le sol d'une blancheur aveuglante, même pas une mouche ! Le pilote et l'enfant sont à présent loin du vieil avion abandonné. Ils se dirigent vers les montagnes, éloignées de plusieurs kilomètres. La traversée du désert de sel Aucune bête ne courait, ne rampait, ne se reposait sur le sol nu. Le ciel était immense et vide sans un oiseau, le sol brûlait d'une blancheur aveuglante sans un insecte, on entendait même pas une mouche voler. Le pilote et l'enfant étaient à présent loin de leur vieil avion abandonné. Ils se dirigeaient vers les montagnes éloignées de plusieurs kilomètres. La vengeance d'un chien Le copain du chien se glisse derrière le poste de télévision, lève la patte et arrose l'intérieur de l'appareil en prenant tout son temps. Alors les chats et les chiens s'assoient devant le téléviseur et on met le contact. Une étoile de toutes les couleurs éclate sur l'écran, il y a une explosion et une épaisse fumée noire monte au plafond. La vengeance du chien Son copain lève la patte derrière le poste de télévision et arrose l'intérieur de l'appareil. Tous les chats et les chiens s'assoient devant l'écran. On met le contact. Des étoiles de toutes les couleurs éclatent sur l'écran. Il y a une explosion et une épaisse fumée noire monte au plafond. Le feu de la terre Un volcan est un peu comme un être vivant : il peut se calmer, s'endormir puis se réveiller en sursaut après un sommeil parfois très long de plusieurs milliers d'années. Et soudain la terre tremble, se fissure le géant gronde. Le feu de la Terre Comme les êtres vivants, les volcans peuvent se calmer, s'endormir et se réveiller en sursaut. Leur sommeil est parfois très long, il peut durer des milliers d'années. Et soudain les géants grondent, la terre tremble, se fissure c'est l'éruption : la fumée, les flammes jaillissent. Le roi du temps gris C'est un roi de légende qui s'en va à cheval à travers la forêt profonde, vers une tour de pierre, au milieu d'un grand fleuve. On est en hiver et les feuilles sèches cachent le sol. Les longues pluies d'automne en ont fait un tapis épais. Par-dessus les bois apparaît la montagne, sombre et inquiétante. Le roi du temps gris La légende dit que le roi s'en allait à cheval à travers les bois profonds, vers une tour de pierre, au milieu d'un grand fleuve. C'était l'hiver et le sol était caché par les feuilles sèches, comme un tapis épais qu'ont fait les longues pluies. Sombre et inquiétante, la montagne apparaissait par-dessus la forêt. Le blizzard Nous étions harcelés depuis des heures par le vent qui nous infligeait la morsure de petits cristaux de neige dure arrachés au sol et projetés contre nous. Le froid transperçait nos manteaux et nous glaça jusqu aux os. Le visage congestionné, nous grelottions dans la tempête. Nos traîneaux apparaissaient et disparaissaient comme une caravane fantôme. Le blizzard Nous étions harcelés par le vent depuis plus d'une heure. De petits cristaux de neige dure étaient arrachés du sol et projetés contre nous. Nous étions glacés jusqu'aux os par le froid qui transperçait nos manteaux. Nous grelottions dans la tempête, nos visages étaient congestionnés. Les traîneaux avançaient apparaissant et disparaissant comme une caravane fantôme. Le chat merveilleux Quand le chat vit Alice, il sourit de toutes ses dents. Il semblait aimable Alice pensa : " Son caractère a l'air charmant. " Pourtant ses griffes étaient très très longues. Les dents qu'il possédait étaient nombreuses et pointues. Alice se dit qu'il valait mieux le traiter avec respect. Le chat du pays des merveilles En voyant Alice, le chat sourit de toutes ses dents. Elle pensait : " Il a l'air aimable et semble avoir un caractère charmant. " Pourtant, il possédait de très, très longues griffes et un grand nombre de dents pointues. " Il vaut mieux le traiter avec respect ", se dit-elle. Le chat vert et la souris. Chaque soir, quand je dors, si tu savais ce qui m'arrive ! La petite souris vient, elle n'a plus peur de moi. Je ne l'attraperai plus, je le sais. Alors elle me réveille en poussant son cri, le nez dans mon oreille. Quand je la faisais rouler sur le plancher comme une pelote de fil, elle allait à mon bol où elle buvait quelques gorgées de lait. Le chat vert et la souris Tous les soirs, quand la maison dort, si tu savais ce qui arrive ! La petite souris vient, elle n'a plus peur. Elle sait que je ne veux pas l'attraper. Le nez dans mon oreille, elle crie pour me réveiller. Je la fais rouler comme une pelote de fil, elle va à mon bol et boit quelques gorgées de lait. Le chien des Baskerville Un cri prolongé d'horreur et d'angoisse déchira le silence de la lande, glaça mon sang. Holmes avait bondi. Il cherchait la direction du cri qui retentissait encore dans la nuit. Soudain il éclata à nouveau dans nos oreilles, plus proche. Mais un autre bruit monta, un grondement sourd et menaçant ... Le chien des Baskerville Un cri d'horreur et d'angoisse déchira le silence de la lande. Mon sang se glaça. Holmes avait bondi. Il cherchait la direction du cri qui se prolongeait dans la nuit. Soudain le hurlement retentit à nouveau à nos oreilles, plus proche. Mais un autre bruit se faisait entendre, un grondement sourd et menaçant. Le commissaire mène l'enquête - Que faisiez-vous le soir du crime ? Le chauffeur haussa les sourcils. - J'ignore quand ce crime a eu lieu. J'étais chez mon fils ces derniers jours. - Le chef des trafiquants a été tué samedi soir. Alors, quel était votre emploi du temps ? - Je me souviens que je regardais un film policier justement. Vous pouvez vérifier. Une enquête bien menée - Quel était votre emploi du temps le soir du crime ? demanda le commissaire. - J'ignorais qu'un crime avait eu lieu, répondit le chauffeur en haussant les sourcils. - On a tué le chef des trafiquants samedi soir. Alors que faisiez vous à ce moment ? - Je regardais un film policier si je me souviens bien. Vérifiez donc ! Le compteur d'étoiles La quatrième planète était celle de l'homme d'affaires. Cet homme était si occupé qu'il ne leva même pas la tête à l'arrivée du Petit Prince. - Bonjour, lui dit celui-ci. Votre cigarette est éteinte. - Trois et deux font cinq. Pas le temps de la rallumer. Le compteur d'étoiles Le Petit Prince arriva sur la quatrième planète. L'homme d'affaires vivait sur celle-ci. Il ne leva même pas la tête à l'arrivée du Petit Prince. -Bonjour dit celui-ci. -Je suis trop occupé pour te répondre. -Votre cigarette est éteinte. -Sept et huit font quinze. Pas assez de temps pour la rallumer. Le crotale Un jour qu'ils se reposaient au bord d'une rivière, un serpent à sonnette pénétra dans leur camp. Le reptile s'enroulait, aplatissait sa tête, enflait ses joues et ouvrait sa gueule, découvrant ses crocs empoisonnés. Ses yeux étaient deux charbons ardents, sa double langue deux flammes. Sa queue vibrait en produisant un bruit menaçant. Le crotale en colère Le serpent à sonnette s'enroulait, aplatissait sa tête, enflait ses joues et ouvrait sa gueule, découvrant ses crocs empoisonnés. Ses yeux brillaient comme deux charbons ardents. Sa queue produisait un bruit menaçant. Le reptile avait pénétré à l'intérieur du campement. Le départ du chasseur Bientôt Tartarin est apparu, devant une foule de curieux. Il était coiffé d'une chéchia plantée à l'arrière du crâne ; une grosse ceinture algérienne s'enroulait autour de son abdomen. De grandes bottes bouclées sur le côté lui montaient jusqu'à mi-jambe. Deux malles de cuir jaune, pleines d'armes, l'accompagnaient. Le départ du chasseur Bientôt Tartarin apparaît, devant une foule curieuse. Une chéchia plantée à l'arrière du crâne le coiffait ; une grosse ceinture algérienne était enroulée autour de son abdomen. Il avait enfilé deux bottes jusqu'à mi-jambe, bouclées sur le côté. Deux malles jaunes en cuir, pleines d'armes, l'accompagnaient. Le drakkar Les Normands avaient longé la côte comme d'habitude pendant les premières heures. Ils sautaient plutôt d'un cap à l'autre, à bonne distance du rivage. Soudain, le temps changea brutalement, le ciel s'assombrit. Les hommes essayaient de lutter contre cette bourrasque, mais le vent qui soufflait avec force les éloignait de la terre. Le drakkar Pendant les premières heures, les Normands, selon leur habitude, ont longé la côte. Ils ont plutôt sauté d'un cap à l'autre, à bonne distance du rivage. Soudain, le temps a changé brutalement. Le ciel est devenu sombre, le vent s'est mis à souffler avec force. Les hommes ont essayé de lutter contre cette bourrasque qui les éloignait de la terre. Le feu de la terre Un volcan est un peu comme un être vivant : il peut se calmer, s'endormir puis se réveiller en sursaut après un sommeil parfois très long de plusieurs milliers d'années. Et soudain la terre tremble, se fissure, le géant gronde. De la fumée et des flammes jaillissent : c'est l'éruption. Le feu de la Terre Comme les êtres vivants, les volcans peuvent se calmer, s'endormir et se réveiller en sursaut. Leur sommeil est parfois très long, il peut durer des milliers d'années. Et soudain les géants grondent, la terre tremble, se fissure c'est l'éruption : la fumée, les flammes jaillissent. Le gourmand Achille est une tortue mâle intelligente et dégourdie. Il adore manger les feuilles de laitue comme un gourmet au restaurant. Il ne déteste pas non plus les grains de raisin mais il préfère les fraises sauvages qu'il mendie d'un air implorant. Un gros gourmand Achille était une tortue mâle. Il était intelligent et dégourdi. Il adorait les feuilles de laitue qu'il dégustait comme un gourmet au restaurant. Il ne détestait pas non plus les grains de raisin. Mais les fraises sauvages étaient préférées par-dessus tout. Achille mendiait en allongeant la tête et en nous regardant d'un air implorant. Le jeune hibou Ulysse grandissait et perdait son duvet de bébé. Il était maintenant couvert d'un beau plumage gris cendré, rouille et noir. Une croix noire marquait sa gorge claire. Deux longues touffes de plumes poussaient au-dessus de ses oreilles. Elles se dressaient avec fureur quand il se mettait en colère. Le jeune hibou Ulysse avait grandi et avait perdu son duvet de bébé. Un beau plumage gris cendré, rouille et noir le recouvrait maintenant. Sa gorge claire était marquée d'une croix noire. Au-dessus de ses oreilles poussaient deux longues touffes de plumes. Quand il se mettait en colère, elles se dressaient avec fureur. Les lunettes du lion - Je n'ai pas une meilleure vue que toi, seigneur, expliqua le vieil ermite, mais si je peux lire ces livres, c'est grâce à ces verres que tu vois sur mon nez. Le roi voulut essayer les lunettes. Oh miracle ! Il lui sembla retrouver un monde perdu. Il vit un moucheron sur la pointe d'un brin d'herbe, il vit un pou dans la barbe du vieillard et la première étoile du soir. Le lion essaye les lunettes Alors le vieil ermite a expliqué au lion : -Tu n'as pas une meilleure vue que moi, Seigneur, mais grâce à ces verres que tu vois sur mon nez, je peux lire ces livres. Le roi voulut essayer les lunettes : oh, miracle ! Il retrouva un monde perdu. Il voyait les moucherons à la pointe des brins d'herbe, il voyait même des poux dans la barbe du vieillard. Les mangeurs d'hommes Les tigres ont peur des hommes, sauf s'ils sont blessés ou trop affamés. Alors, quand le seigneur tigre est affaibli, il ne peut plus attaquer le gros gibier et il s'en prend aux êtres humains. Il s'aperçoit aussitôt que c'est une proie facile, qui ne court pas vite. Ça ne se sauve pas en haut des arbres et ... C'est délicieux ! Le mangeur d'hommes Le seigneur tigre a peur de l'homme sauf s'il est blessé ou trop affamé. Alors quand il est affaibli, il ne peut plus s'attaquer au gros gibier et s'en prend à l'être humain. Aussitôt il s'aperçoit que c'est une proie facile : ça ne court pas vite, ça ne se sauve pas dans les arbres et ...c'est délicieux. Le mystérieux guerrier Déjà le prince Jean se préparait à proclamer le vainqueur de cette journée lorsque soudain une trompette retentit. Tous les yeux se tournèrent vers le nouveau champion. C'était un chevalier plutôt élancé, qui portait une armure dorée. Monté sur un superbe cheval noir, il traversa le champ clos et heurta du fer de sa lance le bouclier du prince. Un guerrier mystérieux Déjà le Prince Jean se préparait à proclamer le vainqueur de cette journée lorsque retentit une trompette. Tous les yeux se tournent vers le nouveau champion monté sur un cheval noir qui lançait ce défi. Il traverse le champ clos et heurte du fer de sa lance le bouclier du seigneur. Le pauvre pêcheur Chaque jour avant l'aube, le pêcheur se rendait au rivage, jetait ses filets à l'eau et recommençait jusqu'à ce qu'il recueille assez de poissons pour les vendre au marché. Mais cette fois-là, la pêche n'était pas bonne. Il n'avait récolté qu'un panier défoncé et un soulier sans semelle. Les pauvres pêcheurs Tous les jours avant l'aube, les pêcheurs se rendaient au rivage pour jeter leurs filets à l'eau. Ils recommençaient jusqu'à ce qu'ils recueillent assez de poissons pour aller les vendre au marché. Mais cette fois, on n'avait récolté que deux paniers défoncés et un soulier sans semelle. Le rêve d'un cavalier Au milieu d'un pré galopent trois chevaux superbes. Le plus foncé semble capricieux mais n'a pas l'air bien méchant. Je les observe longtemps appuyé à la barrière qui entoure le champ. Un jour, j'aurai un cheval j'apprendrai à monter et je ferai de longues balades dans les plaines Un cavalier rêve Trois chevaux superbes galopent au milieu du pré. Deux, plus foncés, semblent plus capricieux mais ils ne doivent pas être bien méchants. Je m'appuie à la barrière en les observant longtemps. Un jour je ferai de longues balades dans les plaines. Le robot abattu Qui a abattu le robot ? Alice ouvrit la porte de la cuisine. " Je jette un coup d'œil ", dit-elle. Mais il n'y avait rien à craindre. Les autres la suivirent. Le robot se trouvait au centre d'une vaste pièce. Il était étendu sur le carrelage ; la tête et le corps étaient séparés, de nombreux fils, câbles et tiges métalliques sortaient de son cou. Le robot est abattu Les visiteurs ouvrirent la porte de la cuisine. Alice jeta un coup d'œil. " Rien à craindre, je crois " dit-elle. Elle fit signe aux autres de la suivre. Ils se trouvaient au centre d'une vaste pièce. Sur le carrelage le robot était étendu, la tête séparée du corps. De nombreux fils, câbles et tiges métalliques sortaient de son cou. Le roi des bricoleurs. Quand l'oncle Potger voulait poser un tableau, il donnait d'abord des ordres à tout le monde. Cette fois il se coupa en essayant de rattraper le cadre qui glissait, il perdit le clou, puis le marteau, et enfin se cassa la figure sur le piano. Il s'écrasa encore le pouce, perfora le mur et fracassa une fenêtre avant d'accrocher le tableau...de travers. L'oncle Potger veut bricoler Pour poser un tableau tout seul, il donna d'abord des ordres à tout le monde. Le cadre glissa et le coupa. Potger perdit le clou puis le marteau avant de se casser la figure sur le piano. Il s'écrasa encore le pouce en perforant le mur. Il fracassa une fenêtre et finit par accrocher le tableau de travers. Le sommeil des géants Plus de mille volcans en Auvergne sont endormis ou éteints. Les plus vieux sont apparus il y a 25 millions d'années. Le plus jeune est né il y a moins de3500 ans. Ce n'est qu'une nuit de la vie d'un être humain pour un volcan. Une éruption se produira sans doute avant 3000 ans. Le sommeil des géants Il y a plus de mille volcans en Auvergne, endormis ou éteints. Les plus vieux sont nés il y a 25 millions d'années ; le plus jeune est apparu il y a 3500 ans. Mais pour un volcan, ce n'est même pas une nuit de la vie d'un homme. On pense qu'une éruption se produira avant 3000 ans, sans doute dans la chaîne des puys. Le travail du boulanger Basile regagnait son pétrin à l'aube. Il y versait deux sacs de farine, un verre de gros sel, deux seaux d'eau tiède et le levain qu'il avait préparé la veille. Il ajoutait un peu de miel pour que la pâte monte mieux. Il commençait en pétrissant la pâte à plein bras et continuait pendant deux heures. Quand il jugeait que la pâte était à point, il la laissait reposer. Le boulanger au travail A l'aube, Basile regagna son pétrin. Il y versa un sac de farine, un verre de gros sel, le levain qu'il avait préparé la veille et un seau d'eau tiède. Il ajouta un peu de miel pour que la pâte monte mieux. Il commença à pétrir à plein bras et continua pendant une heure. Quand il jugea que la pâte était à point, il la laissa reposer. Le tueur des océans Il était bâti pour la vitesse, rapide comme les poissons les plus rapides. C'était un superbe requin au dos bleu comme celui des dauphins. Tout &était beau sauf la gueule. Le ventre avait la couleur de l'argent. Il avait une énorme mâchoire, une nageoire dorsale qui fendait l'eau comme une lame d'acier. Le tueur des océans C'était un superbe requin bâti pour la vitesse, aussi rapide que le poisson le plus rapide. Tout en lui était beau, sauf la gueule. Son dos était bleu comme un dauphin, son ventre était couleur d'argent, ses mâchoires était énorme, sa nageoire dorsale fendait l'eau comme une lame d'acier. Le volcan en colère. Une énorme secousse agite la montagne sous les pieds des chercheurs. Des grondements terribles accompagnent un jet de lave et de flammes vers le ciel. Une éruption terrifiante se produit. Le volcan crache un nuage de cendres, de pierres, et de rochers. La colère du volcan D'énormes secousses agitent la montagne sous les pieds des chercheurs. Un jet de lave et de flammes vers le ciel accompagne de terribles grondements. Tout à coup le volcan crache un nuage de cendres, de pierres et de rochers. C'est une éruption terrifiante qui se produit. Le vieux loup Le loup avançait doucement comme une bête repue qui sortait d'un festin. A mesure qu'il approchait, je voyais mieux son poil épais, ses épaules robustes et ses oreilles dressées. Je le tenais au bout de mon fusil, le doigt sur la détente. Tout à coup, il s'arrêta et sembla observer attentivement le paysage. Les vieux loups Les loups avançaient doucement, comme des bêtes repues qui sortaient d'un festin. On voyait mieux leur poil épais, leurs épaules robustes et leurs oreilles dressées à mesure qu'ils approchaient. Etienne tenait au bout de son fusil le plus grand. Tout à coup celui-ci s'arrêta. Il semblait observer attentivement le paysage. L'enfant volant C'est un garçon de huit ans, il s'appelle Ramon, il va à l'école et il vole. Pas comme un avion à hélice ni comme un hélicoptère. Il bat des bras comme les ailes des oiseaux. Il ne monte pas bien haut, sans s'éloigner des toits. Il a un peu peur dès qu'il voit le sol trop loin en bas. L'enfant volant C'était un garçon de huit ans, il s'appelait Ramon, il allait à l'école et il volait, pas comme un avion : il battait des bras comme les ailes des oiseaux, il ne montait jamais bien haut, il avait un peu peur quand il voyait le sol trop loin en bas. L'enfant qui volait Il avait huit ans, il s'appelait Ramon, il allait à l'école et il volait. Pas comme un avion à hélice, ni comme un hélicoptère. Il planait un peu comme un oiseau avec des battements des bras à la place des ailes. Il ne montait jamais bien haut, il ne s'éloignait pas des branches. Il avait un peu peur quand il voyait le sol trop loin en bas. Les deux stylos Un stylo-bille enviait un stylo encre : - Comme ton écriture est élégante ! Tu es inusable, précieux, magnifique ! -Tais-toi, disait l'autre. Je suis incapable de tracer un trait à la règle sans baver. Parfois j'accroche le papier, je fais des tâches et des ratures. Les deux stylos Le stylo-bille disait au stylo encre : - Comme je t'envie ! Tu as une écriture élégante. Tu es précieux, inusable, magnifique ... - Tais-toi, disait l'autre. On ne sait pas tracer un trait à la règle sans baver. On accroche le papier, on fait des taches et des ratures. Les grands magasins Nous faisons nos courses au supermarché. Les gens se bousculent en poussant leur chariot. Au début, ils regardent les prix, cherchent ce qu'ils ont noté sur la liste. Mais au bout d'un quart d'heure, ils ne remarquent plus rien. Ils sont attirés par les publicités, séduits par les promotions. Un grand magasin Ma mère fait ses courses au supermarché. Les gens poussent leur chariot et se bousculent. Au début, on regarde les prix, on cherche ce qui est noté sur les listes. Mais personne ne remarque plus rien au bout d'un quart d'heure. On est attiré par la publicité, on est séduit par les promotions. Les oiseaux migrateurs Les hirondelles se rassemblent sur les fils ou tournent autour des toits avant de quitter le pays. Les canards sauvages arrivent alors. Ils traversent le ciel et s'abattent sur l'étang. Bientôt tous les oiseaux auront disparu. Ils s'envolent vers les pays où la nourriture est à portée de bec. Les oiseaux migrateurs Les hirondelles tournaient autour des toits où se rassemblaient sur les fils. Elles quittaient le pays. Alors, les canards sauvages arrivèrent. Ils traversaient le ciel et s'abattaient sur les étangs. Bientôt, tous les oiseaux disparaîtront. Ils s'envoleront vers les pays où la nourriture reste à portée de bec. La taupe en hiver Le gel est pire que la sécheresse. En hiver, il transforme le sol en béton et tous les lombrics descendent profond sous terre. La nourriture fraîche manque aux taupes. Elles doivent manger pour lutter contre le froid mais il faut se serrer la ceinture. Les taupes en hiver En hiver le gel est pire que la sécheresse. Tous les lombrics descendent profond sous terre, mais en plus le sol se transforme en béton. Les taupes manquent de nourriture fraîche et doivent se serrer la ceinture quand il faut manger pour lutter contre le froid. La taupe en hiver Le gel est comme la sécheresse, sauf que c'est deux fois pire. Il oblige les lombrics à descendre profond et il transforme la terre en béton. Je dois manger pour lutter contre le froid mais la nourriture fraîche manque, je dois me serrer la ceinture. L'étrange pêcheur Un léger mouvement dans le lit du ruisseau attire l'attention de Davey. Il se penche et écarte les branches d'osier. Quelque chose de grand et de marron bouge plus bas. Davey sursaute, plus étonné qu'effrayé : un énorme ours brun immobile surveille l'eau. Un pêcheur étrange Mon attention est attirée vers le lit du ruisseau par un léger mouvement. En écartant les branches d'osier, je me penche et je vois bouger quelque chose de gros et de marron plus bas. Je sursaute : c'est un ours brun, énorme et immobile, qui surveille l'eau. Je ne suis pas effrayé, mais étonné. L'homme des cavernes Aoûn avait des cheveux tombant en masse comme la crinière des chevaux. Il avait des yeux couleur d'argile. Ses bras et ses épaules étaient gonflés par des muscles puissants. Il pouvait tuer un buffle d'un seul jet de sagaie. C'était un chasseur admiré et redouté à la fois. L'homme des cavernes Les cheveux d'Aoûn tombent en masse comme la crinière des chevaux. Ses yeux sont couleur d'argile. Des muscles puissants gonflent ses bras et ses épaules. On dit qu'il peut tuer un buffle d'un seul jet de sagaie. C'est un chasseur qui est admiré et redouté à la fois. L'homme qui plantait des arbres Il arrivait à l'endroit désiré et se mettait à planter sa tringle de fer dans la terre. Dans chaque trou qu'il avait fait, il posait un gland puis le rebouchait : ainsi, un chêne était planté. D'ailleurs, il étudiait la reproduction des hêtres. Il voulait également des bouleaux pour les terrains humides. L'homme qui plantait des arbres. Arrivé à l'endroit où il désirait aller, le berger se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes. Il étudiait la reproduction des hêtres. Il pensait à des bouleaux pour les terrains humides. Loup bleu La louve posait un tas de questions : - Comment t'appelles -tu ? Elle avait un pelage gris et un museau blanc. - D'où viens-tu ? Le bout de ses pattes aussi était blanc. - Il y a longtemps qu'ils t'ont pris ? On dirait un renard des neiges. -D'accord, dit la louve, tais-toi si tu veux, mais je te préviens : dès que tu me poseras une question, moi j'y répondrai. Loup bleu Elle posait des tas de questions : - Comment t'appelles-tu ? Son pelage était gris et son museau presque blanc. - D'où viens-tu ? Elle était blanche jusqu'au bout des pattes. - On t'a pris il y a longtemps ? Elle ressemblait à un renard des neiges. - D'accord, dit la louve, tu veux te taire. Mais je te préviens : si toi tu me poses une question, moi j'y répondrai. Près de l'île au trésor " Les gars, c'était une rude journée et vous êtes tous fatigués et énervés. Tous ceux qui en ont envie peuvent aller faire une promenade à terre ; ça ne fera de mal à personne. " L'équipage pousse un cri de joie et un nuage d'oiseaux criards s'envole. "Un coup de canon sera tiré une demi-heure avant le coucher du soleil. " L'île au trésor " Garçons, la journée a été rude, nous sommes tous fatigués et énervés. Une promenade à terre ne fera de mal à personne. Tous ceux qui en ont envie peuvent passer l'après-midi sur l'île. Je ferai tirer un coup de canon avant le coucher du soleil. " L'équipage pousse un cri de joie qui fait s'envoler un nuage d'oiseaux criards. L'île de Pâques Au milieu de l'océan Pacifique, cette île est peuplée de milliers de géants de pierre, le regard tourné vers le ciel...Que représentent ces statues ? Des hommes ou des dieux ? Elles sont sculptées dans la roche d'un volcan éteint. Certaines ont été transportées à plus de 15 kilomètres, roulées sur des troncs de palmier ... L'île de Pâques C'est une île perdue au milieu de l'océan Pacifique. Des milliers de géants de pierre la peuplent, le regard tourné vers le ciel. Ces statues représentent-elles des hommes ou des dieux ? La roche d'un volcan éteint a servi à les sculpter. Elles ont roulé sur des troncs de palmier pour être transportées à plus de 15 kilomètres. Maman est en retard Faire une partie de ping-pong. Quitter le jeu chaque fois qu'une voiture approche. Courir au portail. Ce n'est pas encore elle. Revenir à la table. Se disputer pour ne pas perdre son tour. Dire : " Cette fois, c'est bien elle. " Aller au portail puis revenir pour recommencer la dispute en attendant. Maman a du retard Je fais une partie de ping-pong. Je quitte le jeu chaque fois qu'une voiture approche. Je cours au portail. Ce n'est pas encore elle. Je reviens et je me dispute pour ne pas perdre mon tour. Je dis : " Cette fois c'est bien elle. " Je vais au portail, je reviens et je recommence à me disputer... Marcellin Caillou Il avait une maladie bizarre : il devenait tout rouge sans raison. Bien sûr, il n'était pas le seul. Tous les enfants rougissent quand ils sont intimidés, quand ils ont fait une bêtise. Mais ce qui était amusant dans le cas de notre ami, c'est que ça pouvait arriver quand il s'y attendait le moins. Marcellin Caillou La maladie de Marcellin était bizarre : il rougissait sans aucune raison. Bien sûr, il n'était pas le seul. Tout le monde rougit quand on fait une bêtise, quand on est intimidé... Mais ce qui était amusant dans son cas, c'est que ça lui arrivait dans les moments les plus inattendus. Monsieur Willy Wonka Quel extraordinaire petit homme ! Il était coiffé d'un chapeau haut de forme noir. Il portait un habit de couleur prune. Son pantalon était vert bouteille. Ses gants étaient gris perle. Il tenait à la main une canne à pommeau d'or. Ses yeux étaient pleins d'étincelles, ils brillaient de bonne humeur. Monsieur Willy Wonka C'était un extraordinaire petit homme. Un chapeau haut de forme noir le coiffait. Ses habits étaient de couleur prune. Il avait un pantalon vert bouteille et des gants gris perle. Une canne à pommeau d'or brillait dans sa main. Ses yeux pleins d'étincelles montraient sa bonne humeur. Nouvelle saison La couleur du printemps change chaque matin. Le soleil rase la ville et pose sur les toits le bout de ses doigts d'or. Il réveille d'un coup les fleurs sur les balcons, allume les fenêtres, fait briller les pavés. Hier le ciel était gris, ce matin il est rose. La nuit a emporté les brumes et la pluie. Nouvelle saison Tous les matins, la couleur du printemps change. Les doigts d'or du soleil se posent sur les toits de la ville. Ses rayons réveillent d'un coup les fleurs sur les balcons, allument les fenêtres et font briller les pavés. La couleur du ciel, hier, était grise mais ce matin elle est rose. Les brumes et la pluie ont été emportées par la nuit. Panique chez les moutons Les moutons dévalaient la pente avec une rapidité effrayante, sans pousser un cri. D'ordinaire, dans un troupeau, il y a toujours des brebis qui bêlent et d'autres qui répondent. Là, rien, la frayeur rendait les bêtes muettes, rien que le bruit du piétinement de centaines de pattes. Les moutons paniqués Le troupeau entier dévalait la pente avec une rapidité effrayante, sans un cri. D'ordinaire, dans un troupeau de moutons, il y a toujours une brebis qui bêle, une autre qui lui répond. Là, rien, la frayeur avait rendu les bêtes muettes, rien que le bruit du piétinement de centaines de pattes. Petit ours se balade On sentait l'odeur d'un autre ours près du sapin dégoulinant de résine et couvert de poils. J'ai recouvert de neige et de branches les restes de mon repas : un chamois décomposé. Je découragerai les voleurs en dormant sur place. Je n'avais pas réussi à attraper des poissons mais j'ai mangé des myrtilles et des framboises. Un ours en balade Prés du sapin griffé, mordu, dégoulinant de résine et couvert de poils, j'ai bien senti l'odeur d'un autre ours. Je couvre de neige les restes de mon repas, un chamois décomposé. Je mange aussi des myrtilles, des framboises mais je n'ai pas réussi à attraper du poisson. Portrait d'une ménagère Les cheveux de Marthe avaient de longues boucles brunes. C'était une grande femme solide et robuste. Ses pieds étaient grands, ses mains étaient larges, ses épaules carrées et ses jambes musclées. Elle ne se reposait jamais, elle s'activait sans relâche tout le temps. Les gens s'écartaient devant elle quand ils la voyaient avancer. Portrait d'une ménagère Marthe avait de longs cheveux bruns bouclés. Elle était grande, solide, robuste. Elle avait de grands pieds, de larges mains. Ses épaules étaient carrées, ses jambes musclées. Elle s'activait tout le temps sans relâche, sans repos. Quand on la voyait avancer, on préférait s'écarter devant elle. Première chasse Mon chien fatigué avance devant moi, à petits pas, et m'attend à l'ombre. Soudain des perdrix décollent. Surpris, je tire dans le tas. L'une d'elles fait une pirouette et s'abat dans les herbes. Le chien bondit et me rapporte une moitié d'oiseau. Première chasse Les chiens avançaient à petits pas et attendaient à l'ombre. Ils étaient fatigués comme leur maître. Soudain, des perdrix décollèrent. Surpris, il tira dans le tas. Un oiseau fit une pirouette et s'abattit dans les herbes. Les chiens bondirent et ne rapportèrent que la moitié de l'oiseau. Pris au piège Les dents pointues de la murène s'enfoncèrent dans la chair de son poignet. Un petit filet rouge s'échappa : le sang de Hal. Attiré par l'odeur, le requin avança sa gueule terrifiante devant l'entrée de la grotte. Hal cessa tout mouvement, espérant que la murène relâcherait sa prise. Mais le requin cognait contre l'ouverture, brisant des morceaux de corail. Piège sous la mer La murène enfonça ses dents pointues dans la chair du poignet de Hal. Un filet de sang rouge s'échappa. L'odeur attira le requin qui avança sa gueule terrifiante devant l'entrée de la grotte. Cessant tout mouvement, Hal espéra que la murène relâcherait sa prise. Mais le requin se mit à cogner contre l'ouverture brisant le corail en morceaux. Si tu passes par Beaucaire. En arrivant, tu demanderas l'auberge des platanes. Tu trouveras la maison de mes parents juste derrière. C'est une vieille demeure basse aux volets gris. Tu crieras bien fort : " Bonjour braves gens, je suis l'ami de Maurice ! " Alors tu verras deux petit vieux se lever de leurs fauteuils et tu les embrasseras de ma part. Quand tu passeras par Beaucaire Tu demanderas l'Auberge des platanes. La maison de mes parents est juste derrière. Tu verras une vieille demeure basse aux volets gris. Tu crieras bien fort : " Bonjour braves gens je suis l'ami de Maurice ! " Alors deux petits vieux se lèveront de leurs fauteuils. Tu les embrasseras de ma part. Tom Pouce Merlin promet à un couple de bûcherons de réaliser leur plus profond désir pour les remercier du bon repas qu'ils lui ont préparé. " Un enfant est notre rêve, même s'il n'est pas plus grand que le doigt. . C'est ainsi que vient au monde Tom, un garçon si petit qu'il n'était pas plus haut que le pouce de son père. Tom Pouce Un couple de bûcherons avait préparé un bon repas à Merlin. Il fait la promesse de réaliser leur désir le plus profond pour les remercier. " Un enfant, même s'il n'est pas plus grand que le doigt, est notre rêve. Ainsi est né Tom pouce, pas plus haut que le pouce de son père. Trouvaille sur la plage J'avais trouvé un de ces objets que la mer rejette : une chose blanche, polie et dure, douce et légère. Elle brillait, au soleil, sur le sable étincelant, léché par les vagues. C'était peut-être un ossement de poisson, usé par la mer. Ou de l'ivoire taillé par un artisan ? Trouvaille sur la plage Ils avaient trouvé un de ces objets que la mer rejette : une chose blanche, polie et dure, douce et légère. Elle étincelait au soleil sur le sable que les vagues léchaient. Est -ce que c'était un ossement de poisson, ou de l'ivoire qu'un artisan avait taillé ? Un détective étonnant Les trois hommes s'éloignent lorsqu'une petite voix semble monter du sol et leur demande : -C'est le justicier solitaire que vous cherchez? C'était un petit garçon qui parlait à Tom. -Oui, s'écrie Tom. Tu l'as vu ? Le garçon sourit. -C'est moi, répond-il. Les autres ouvrent de grands yeux, s'étouffent, se cramponnent entre eux. Un étonnant détective Les trois hommes s'éloignent lorsqu'une petite voix semble monter du sol et leur demande : - C'est le justicier solitaire que vous cherchez ? C'était un petit garçon qui avait parlé à Tom. - Oui, s'écrie Tom. Tu l'as vu ? Le garçon sourit. - C'est moi, répond-il. Les autres ouvrent de grands yeux, s'étouffent, se cramponnent entre eux. Un entretien avec Uderzo " Je suis aussi de plus en plus lent dans mes dessins. Quand j'étais jeune, je réalisais en moyenne cinq planches par semaine. Il m'est même arrivé d'en faire neuf ! Je travaillais dans plusieurs revues à la fois. Maintenant, en dessinant dix heures par jour, j'arrive à deux. Et il n'est pas évident d'avoir toujours de nouvelles idées... Un entretien avec Uderzo " Je suis aussi de plus en plus lent dans mes dessins. Quand j'étais jeune, je réalisais en moyenne cinq planches par semaine. Il m'est même arrivé d'en faire neuf ! Je travaillais dans plusieurs revues à la fois. Maintenant, en dessinant dix heures par jour, j'arrive à deux. Et il n'est pas évident d'avoir toujours de nouvelles idées... Un fauve des mers C'était un superbe requin, un monstre magnifique et sans pitié. Son dos était bleu, son ventre avait la couleur de l'argent. Ses mâchoires étaient énormes comme si les dents étaient trop nombreuses. Il nageait à toute vitesse près de la surface à la recherche d'une proie. Sa haute nageoire dorsale fendait l'eau comme une lame d'acier. Le fauve des mers C'était un monstre magnifique et sans pitié, un superbe requin au dos bleu, au ventre couleur d'argent. Ses dents semblaient trop nombreuses dans les énormes mâchoires. Il cherchait une proie nageant à toute allure sous la surface. Sa haute nageoire dorsale était une lame d'acier qui fendait l'eau. Un guerrier mystérieux Le Prince Jean va proclamer le vainqueur de cette journée, lorsque les trompettes retentissent. Tous les yeux se tournent vers le nouveau champion. Il traverse le champ clos sur son superbe cheval noir et heurte du fer de sa lance le bouclier du prince. Un guerrier mystérieux Le Prince Jean allait proclamer le vainqueur de cette journée, lorsque les trompettes retentirent. Tous les yeux se tournèrent vers le champion qui lançait un nouveau défi. C'était un chevalier à l'allure élancée, portant une cuirasse dorée. Il traversa le champ clos sur son superbe cheval noir et heurta du fer de sa lance le bouclier du prince. Une légende du temps passé Jeanne entend tout à coup grand fracas de branches brisées. Un rire féroce résonne : c'était ce brigand, l'ennemi juré de son oncle, qui lui barrait le passage. - Approche, ma petite alouette, ricane -t-il, te voilà prise au piège. - Vous serez sévèrement puni si vous osez me toucher, prévient la jeune fille. Une légende des temps passés Tout à coup, un grand fracas de branches brisées résonne. C'est ce brigand redouté, l'ennemi juré de son oncle, qui barre le passage de Jeanne. Il s'approche en ricanant d'un air féroce : -Voilà une petite alouette prise au piège ! -Osez me toucher et vous serez sévèrement puni, prévient la jeune fille. Une évasion risquée Déjà les rugissements d'un torrent furieux se faisaient entendre au-dessous d'eux. Ils glissaient le long du câble du paratonnerre sans pouvoir ralentir, tandis que les balles sifflaient à leurs oreilles. Soudain un effroyable éclair illumina leur descente. Le câble leur brûla les mains et ils tombèrent de plus de douze mètres de haut dans les flots glacés. Une évasion risquée Au-dessous d'eux ils entendaient déjà les rugissements d'un torrent furieux. Ils ne pouvaient pas ralentir, glissant le long du câble du paratonnerre avec les balles qui sifflaient à leurs oreilles. Soudain leur descente fut illuminée par un effroyable éclair. Leurs mains brûlaient. Ils tombèrent dans les flots glacés douze mètres plus bas. Une soucoupe volante Un camion parcourait des petites routes la nuit. Les deux chauffeurs devaient prendre livraison d'un chargement de fruits et légumes. Soudain un engin étrange survola le paysage sans bruit. Il ressemblait à un disque blanc. Il brillait dans le ciel comme une enseigne lumineuse. Une soucoupe volante Deux chauffeurs de camion parcouraient une petite route la nuit pour aller prendre livraison d'un chargement de légumes et le rapporter au marché de la capitale. Soudain un engin étrange survola le paysage sans bruit. Il ressemblait à un disque et il brillait comme une enseigne lumineuse. Vilaines bestioles La plupart des araignées ne sont pas dangereuses. Elles sont utiles car elles mangent beaucoup d'insectes comme les mouches et les moustiques qui transmettent des maladies. Elles les agrippent et les immobilisent avec des crochets à venin. Elles les transforment en bouillie en les couvrant de sucs digestifs. Vilaines bestioles La plupart des araignées sont très utiles : elles mangent beaucoup d'insectes et la plupart ne sont pas dangereuses pour l'homme. Elles agrippent les mouches et les moustiques qui transmettent des maladies et les immobilisent avec des crochets à venin. Elles les couvrent de sucs digestifs pour les transformer en bouillie. Le feu de la Terre Comme les êtres vivants, les volcans peuvent se calmer, s'endormir et se réveiller en sursaut. Leur sommeil est parfois très long, il peut durer des milliers d'années. Et soudain les géants grondent, la terre tremble, se fissure c'est l'éruption : la fumée, les flammes jaillissent. Le feu de la terre Un volcan est un peu comme un être vivant : il peut se calmer, s'endormir puis se réveiller en sursaut après un sommeil parfois très long de plusieurs milliers d'années. Et soudain la terre tremble, se fissure, le géant gronde. De la fumée et des flammes jaillissent : c 'est l'éruption. 14